La Vie entre Nécessité et Contingence

1. Le passé du problème

Je commence avec la thèse de Descartes

– Je pense donc j'existe (= je suis).

C'est claire! Ce jugement n'est qu'une dérivation contingente permise par la connaissance néccesaire venant au statut de l'homme de la réalité divine

«le contenu spirituel de la pensée et le contenu ontologique de l'être de la pensée sont unis sous la forme de la condition de la connaissance»

ou

«le contenu de la pensée (= je sais) et le contenu de l'être (= j'existe) sont les mêmes».

Le problème initial dans l'homme était le divorce entre eux: il se fait tout de suit après la Création divine comme la conséquence inévitable de l'erreur humain dans l'être pur. La naissance de la contingence était la peine de mort.

Ainsi la proposition

– je sais que j'existe –

ou

– je sais que je suis – (la proposition A)

appartient à l'homme comme la proposition de la connaissance.

D'autre part la validité restreinte du contenu de la connaissance sans la conscience était surement bien connue à Descartes. Il a vu clairement et distinctement la validité de la thèse:

– je sais que j'existe, mais je ne sais pas ce que je suis.

Pourquoi?

Nous ne savons rien du développement des pensées chez Descartes. Mais nous pouvons essayer avec une reconstruction d'explication possible.

La proposition A appartient à la connaissance (comme le produit spirituel de la raison). Est-elle sufficiente? Non! Aucunement! La conscience (= la derivation de la connaissance) comme un produit matériel de la conversion de l'activité spirituelle via le cerveau (=  avec la potentialité de la simulation de la raison) doit confirmer:

– je sais que je sais que je suis – (la proposition A')

avec la demande nouvelle (= elle doit-être aussi connue).

Mais! La proposition B de la connaissance

– je sais que je sais que je sais que je suis –

cherche aussi sa proposition B' de la conscience

– je sais que je sais que je sais que je sais que je suis –

et le procès coule ainsi à la continuation sans la fin ad infinitum. C'est évidemment un procès sans compréhension à cause de l'absence de la fin.

Celui qui pose la question «de quoi s'agit-il?» doive d'accepter:

– nous comptons les couples (A,A'), (B,B'), (C,C'), … qui appartiennent (comme les elements) à l'ensemble des nombres naturels (= 1, 2, 3, … ).

Donc!

La reconstruction de la pensée de Descartes a fini ainsi avec la confirmation: Descartes a eu raison. Sa conclusion peut-être exprimé seulement comme suit:

– je sais que je sais … que je sais que je ne sais pas ce que je suis.

Ici est le destin de la contingence. Sans succès et sans possibilité de comprendre soi-même.

Oui!

Nous ne savons rien de la nécessité et de la chute de l'homme à la contingence. Ou: nous sommes la victime du cerveau, non de la raison. Parce que: le cerveau est le filtre pour toutes les informations de la raison. La connaissance restreinte est la conséquence de la fonction restreinte du cerveau. Il est obligé aussi pour la conscience dans la contingence. C'est claire: nous avons perdus la conscience divine de la nécessité. Car nous vivons séparés de la Vérité comme les enfants de la matière. Sans la connaissance de l'origine et de la cause d'existence à la contingence.

2. Le présent du problème

La révolution scientifique est venue avec l'établissement de la théorie quantique: rien n'est plus fort qu'une idée dont le temps est venu! La nouvelle image à la compréhension de la réalité, non seulement de la nature, mais aussi de nous-memes, était radicalement changée. Le divorce entre la raison et la nature était jusqu'ici total. Et à peine la mécanique quantique a démontrée sans doute: la liaison existe! Comment?

La dualité onde-corpuscule pour les électrons et autres éléments de la matière (par l'idée de Louis de Broglie) a suivie la dualité onde-corpuscule pour la lumière. L'essai expérimental a confirmé: le porteur de la matière appartient et simultanément n'appartient pas à la matière.

Mais écoutons Louis de Broglie:

«Dans la conception de Bohr et Heisenberg, il n'y a que le corpuscule et l'onde continue Psi, mais ni l'un ni l'autre ne peuvent se représenter à la manière classique. On ne peut en général attribuer au corpuscule ni position, ni vitesse, ni trajectoire bien déterminées: il peut seulement se révéler, au moment où l'on fait une observation ou une mesure, comme ayant telle position ou telle vitesse. Il possède pour ainsi dire à chaque instant toute une série de positions ou d'états de mouvement possible, ces diverses potentialités pouvant s'actualiser au moment de la mesure avec certaines probabilités. C'est ici qu'intervient l'onde Psi associée: elle est une sorte de représentation de l'ensemble des potentialités du corpuscule avec leurs probabilités respectives … »

Toute la physique est réduite par conséquent à la probabilité, mais avec la puissance de donner à cette notion un sens qui est tout nouveau dans la science. Ce sens révéle la probabilité à la forme de la contingence pure: elle n'est plus placée comme une ignorance de l'ancienne physique. En ce cas le déterminisme des phénomènes a totalement disparu. C'est l'horreur pour l'esprit de la science avec la résistance humaine: Einstein et Schrödinger étaient, par exemple, à l'opposition.

Est-ce que l'issue existe? L'espoir a existé: était-il caché dans un déterminisme? Physique a entrée évidemment à la collision avec soi-même. De quoi s'agit-t-il?

La physique classique fait la distinction entre:

– l'observateur qui observe et l'objet observé.

La physique quantique apporte d'autre part la surprise:

– l'observateur devient aussi l'objet d'observation par l'objet observé

ou

– l'observateur observé est l'objet de l'objet observé

avec la conséquence

– les conceptions «sujet» et «objet» sont perdus.

Est-ce que c'est possible?

Non! Mais comment?

Le fait d'expérience confirme clairement

– la particle quantique est capable d'ignorer l'espace et le temps sachant d'avance pour la décision de l'expérimentateur –

ou

– la particle quantique ne peut pas envoyer à l'observateur l'information «en soi» sans l'information «pour soi» de l'observateur –

avec la conclusion

– la particle quantique est une fonction pensante venant nous de la réalité ontologique placée derrière la réalité materielle de notre existence.

3. L'avenir du problème

Nous sommes très limités comme un produit contingent de la nécessité. C'est déjà la raison pour notre décision: nous sommes obligés de respecter l'origine de toute la vie et la quintessence d'existence.

La vie est la souffrance. Pourquoi?

La thèse «l'homme (= avec la présence de son actualité à la contingence) a été créé par Dieu» est fausse.

Dieu a créé «l'homme pur» (= avec la liberté et la connaissance nécessaire sans la condition de la connaissance).

Mais!

– «L'homme pur» a fait la faute –

conséquence du libre emploi de sa liberté:

– «l'homme impur» est né: il est un produit de «l'homme pur», non de Dieu!

Nous sommes punis de n'avoir pas pu conquérir la connaissance totale. Avec le problème «Einstein» en CERN. La connaissance est dangereuse. Nous sommes déjà avertis. Notre raison est faible.

Tout dépend ainsi de la gestion avec nos émotions.

L'homme sent bien la dualité de l'être: il est «en soi» comme la voix intérieure (de l'origine spirituelle) ou «pour soi» comme la voix extérieure (de l'origine ontologique).

L'avenir de l'homme dépendra inévitablement de la compréhension du secret de cette liaison.

En ce point j'ai besoin de la pensée de Saint Thomas:

«La pensée intérieure de l'esprit est enfermée en nous (in nobis clauditur) comme par double obstacle. Tout d'abord, par la volonté même, qui peut retenir ce qu'a conçu l'intellect à l'intérieur, ou le diriger vers le dehors. A cet égard, nul ne peut voir l'esprit d'un autre, à la seule exeption de Dieu (…). Mais en second lieu l'esprit d'un homme est clos pour autrui par l'épaisseur du corps. Il s'ensuit que même quand la volonté dirige la pensée de l'esprit pour la manifester à autrui, elle n'est pas pour autant aussitôt connue d'autrui, mais il faut employer quelque signe sensible (…). L'ange ne présente pas cet obstacle. Et donc, aussitôt qu'il veut manifester sa pensée, aussitôt elle est connu de l'autre»

D'ici suivit un commentaire crucial de Jean-Louis Chretien:

«De ces deux obstacles l'un crée un état de latence et d'opacité, indépendant de la volonté qui peut le franchir mais ne le produit pas, l'autre est une volonté d'occultation qui est dans le même mouvement volonté occultante, une volonté de garder sa pensée par devers soi. Il n'y a pas ici comme pour Bonaventure d'hésitation ni de glissement: le secret de l'ange n'est pas l'opacité d'un état, mais l'acte d'une occultation. Non l'impossibilité d'etre connu, mais le refus de se laisser connaître. Parallèlement, la communication est pur vouloire de la manifestation. Vouloire manifester, c'est manifester, tout comme vouloire cacher, c'est cacher: la volonté possède la même efficace dans l'un et l'autre cas»

Après tout nous sommes «contraints» de permettre:

– le lien entre «nécessité» et «contingence» est vrai ou faux en fonction de ce qui existe ou n'existe pas –

et

– le dévoilement des secrets se passe.

D'ici suit la confirmation de l'évidence

– l'activité des anges existe.

Elle est la condition pour les miracles des saints.

Et justement ici est l'espoir pour l'avenir de la contingence.

Le secret reste le secret? Non!

C'est impossible! Pourquoi?

Le contenu de la connaissance est représanté par l'etre spirituel de la pensée et conditioné par l'etre ontologique. Ainsi la connaissance dans la raison dépend de la «connaissance» hors de la raison et vice versa. Ou: la pensée est toujours en soi et en même temps hors de soi. La pensée hors de soi devient facilement la pensée en soi d'autre homme. C'est bien connu dans la vie: un homme devine souvent précisement les pensées d'un autre homme ne sachant pas comment et pourquoi. La coincidence peut-être naturellement fortuite. Mais la totalité de la conception dans la pensée ne peut-être expliquée par la coincidence. Chaque homme n'est pas seul dans la nuit de la vie: sa pensée intérieure vit incessamment avec son ange et comprend sa voix (s'il veut). Les liaisons entre nous sont pleines des événements sans compréhension. Mais quel sens appartient à la relation sans compréhension?

Cette question est connue aussi à la théorie quantique. Et la réponse de cette théorie annonce: la frontière existe. Elle ne peut pas exclure la cause de la pensée contingente (sans la condition de la connaissance qui se trouve à l'autre côté de la frontière). Cette condition de la connaissance nécessaire établit la connaissance contingente (à l'autre côté de la frontière) via la relation entre la fonction pensante de la particule et l'expérimentateur. C'est «clair»: la particule intérfére avec la pensée via sa nature ontologique.

Et justement pour cela la thèse doit fonctionner dans le cas précedent: l'homme et l'ange «communiquent» sans la compréhension. Le sens de la relation entre eux est établi. La vie provient de la réalité commune. Mais les lois de la vie à la surface de la mer et sous la surface de la mer ne sont pas comparables.

La vie est miracle: «rien» est la norme de la compréhension face à la pré-compréhension qui reste inconnue confrontée à l'essence présente à la connaissance de l'homme. Parce que:

– nous comprenons «tous» sans compréhension (= c'est la vie).

4. Mon problème

La difficulté élémentaire de la raison dans le cas «ma vie» était surement la mathématique. Comme un enfant je n'ai pas compris naturellement ce que j'écrirai ici. Mais j'avais eu en ce temps-là une compréhension intuitive qui vivra tant que je suis en vie.

Wikipédia nous informe aujourd'hui:

«Les mathématiques constituent un domaine de la connaissance abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les transformations»

Bien!

J'ai compris intuitivement

«Elles sont … fondées sur des axiomes déclarés vrais … »

mais je n'étais pas capable de comprendre un axiome! Comment accepter une «verité» qui parle du nombre «zéro»? Qu'est ce que c'est? Le nombre «zéro» n'appartient pas au sujet proposé: il n'existe pas par la définition! Comment existe en effet ce qu'il n'existe pas? Mon doute était sous peu confirmé: la division avec «zéro» est interdite. Et l'operation «division» est devenue un synonyme pour la peur. La confiance a disparue. Quel sens appartient à la question: combien kilomètres sont le contenu d'un mètre? Mon problème pour toute ma vie était alors définitivement établi:

– la division est stupide ou je vis comme un idiot!

Aujourd'hui je sais:

– je suis un idiot parce que les mathématiques appartiennent seulement à la contingence, non à la nécessité.

Pourquoi?

Dieu n'a pas besoin de partager. Les mathématiques sont l'essai cardinal d'unir les êtres de la pensée avec les êtres ontologiques après la peine de mort. Sans succès des mathématiques pour toujours: le programme de David Hilbert a resté impossible. Kurt Gödel a eu raison. Contingence est damnation. Avec la mort, mais aussi avec l'espérance d'atteindre la vie sans la limitation de l'espace et du temps.

La vita è intermezzo

https://www.youtube.com/watch?v=jDVFaheqQAg

pieno della sofferenza e dell'amore

https://www.youtube.com/watch?v=XcQNjV-YSiM



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